Compagnie de théâtre et Salle de spectacles à Biarritz
dimanche février 17th 2019

ACTUS FEVRIER - Les découvertes battent leur plein! Après de belles représentations et une série de scolaires, notre nouvelle création ANTIGONE, À CORPS PERDUS continue les 1 et 2 février à 20h30 et le 3 février à 17h00. À ne pas manquer! Puis nous accueillerons en résidence de création la compagnie Victor Débris du 18 au 22 février, sortie de résidence le 22 février à 19h00, le 12 février à 19h le spectacle de l'atelier théâtre adultes du centre hospitalier de la Côte basque, et le 13 février Biarritz Culture et le Temps des mômes avec le spectacle Des gestes blancs.

LULÚ

de Ana Harcha Cortés

Traduction : Françoise Thanas
Production : Cie Hecho en Casa et le Théâtre des Chimères de Biarritz.
Avec : Viviana Souza Compagnoni
Mise en jeu : Jean-Marie Broucaret
le spectacle peut être joué en français ou en chilien

Lulú, ou la Parlante… une jeune femme dont le cerveau est agencé comme un CD, par pistes, par plages numérotéees…
Lulú… ou l’histoire d’une fausse naïve du sud du Chili d’aujourd’hui ; elle se raconte sans fin, en un monologue désordonné.
Lulú… une jeune femme solitaire, tourmentée, en quête d’amour, incapable de liens affectifs sincères ; ses propos peuvent s’avérer sanglants, misérables, empreints d’une tristesse immense ou de sanglots ravalés ; parfois au contraire, ils sont faits d’emportements excessifs et incontrôlés.
Lulú… une jeune femme émouvante en recherche d’elle-même, à la fois combative, ironique, sarcastique, attachante et drôle… De multiples facettes qui ne manqueront pas de surprendre le spectateur.
Notes de mise en scène…
Lulú raconte et se raconte, sans fin, prise au piège de sa propre parole, sans logique apparente.
Nous avons voulu que chaque spectateur soit le destinataire de cette parole. C’est à lui directement que Lulú l’adresse, pour rétablir le contact, renouer les liens, retrouver le fil qui la rattache aux autres et à elle-même. C’est pour cela, qu’au long du spectacle, elle s’exprimera dans deux langues : la langue maternelle, la langue du souvenir, le quechua, quand elle tente de puiser dans le passé la force d’affronter le présent, et la langue d’adoption, la langue de son présent, le français, quand elle tente de se faire entendre de ceux qui l’écoutent, et pour lesquels elle parle, elle parle, elle parle…
Le public est assis en rond et Lulú parle à l’intérieur du cercle dans une grande proximité, entourée des regards et cernée par les robots ménagers qui l’aident à confectionner l’abondance de plats nécessaires à calmer sa peur.
Œuvre violente, surprenante, déstabilisante, Lulú met en jeu une dramaturgie et une esthétique contemporaine qui déconcertent, provoquent, non sans humour.

Jean-Marie Broucaret

Ce spectacle a reçu le prix d’Honneur au Festival International de Monologues à Kiel (Allemagne)